Marianne : En attaquant frontalement la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône sur ses pratiques internes, quel objectif poursuivez-vous ?
Arnaud Montebourg : Mon but est de protéger l’honneur du PS, d’établir un cordon sanitaire pour éviter que le parti ne retombe dans les pratiques du passé. C’est
ainsi que je conçois le mandat de rénovateur que m’a confié Martine Aubry.
Pourquoi passer à l’offensive à la veille des cantonales ? Faut-il y voir un lien avec votre candidature à la primaire socialiste ?
A.M. : Je traite ce dossier depuis l’été 2010. En déplacement à Marseille le 5 juin dernier, j’ai été effrayé par ce que l’on m’a raconté. Les militants m’ont supplié
d’alerter Martine Aubry. Je l’ai fait, mais je ne suis pas à l’origine des fuites dans la presse. Je ne voulais pas particulièrement de ce costume de « M. Propre » à la veille des
primaires…
Quelles sont les réactions au sein de votre propre famille ?
A.M. : Je suis surpris de constater que Jean-Noël Guérini (
président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône) est bien plus fort que moi, qui suis
pourtant l’un des quatre mousquetaires désignés après le congrès de Reims pour épauler la première secrétaire. Pour le comprendre, il faudrait savoir ce qui s’est vraiment passé dans
la nuit du 20 novembre 2008, lorsque Ségolène Royal a été battue par Martine Aubry.
Vous serez cependant jugé pour diffamation le 9 mai prochain…
A.M. : Je risque une amende de 33 €, mais je suis en train d’étayer mon offre de preuves !
(ndlr, depuis,
Arnaud Montebourg a
apporté les preuves répondant à son accusation de diffamation )