Il fallait s'y attendre. A peine Ben Ali avait-il quitté Tunis que le passé diplomatique de plusieurs personnalités françaises a ressurgi. Toutes ont été accusées de complaisance
envers le régime tunisien. La dénonciation est sans doute louable mais sûrement tardive.
Michelle Alliot-Marie a été épinglée pour son initiative un peu à contretemps consistant à proposer une aide policière à l'anciern régime juste avant la fuite de Ben Ali.
Elle a d'ailleurs dénoncé
une campagne malveillante voulant lui faire dire « le contraire de ce qu'elle voulait dire ». Mais la ministre est connue de longue date dans les milieux parisiens
pour sa très grande proximité avec le pays.
Dominique Strauss-Kahn
constitue le plus beau morceau
de bravoure. En visite à Carthage en novembre 2008, le directeur du FMI avait vanté les mérites du modèle économique tunisien : «
L'économie tunisienne va bien (...) la
politique économique qui est conduite est saine, et je pense que c'est un bon exemple à suivre pour les pays émergents ». A la bonne heure ! Et dire que les amis de
Strauss-Kahn mettent la dernière main au storytelling de leur champion qui aurait rendu le FMI plus social.... La vidéo immortalisant la rencontre Ben Ali-Strauss-Kahn dépasse
allègrement les 100 000 visites.