Acte I, le conseil national. Son enjeux: appréhender les rapports de force au sein du PS, devenu majoritaire à l’Assemblée nationale, avant l'acte II; le congrès. La pluralité des opinions
est une composante essentielle de l’ADN du PS, pour le meilleur et pour le pire. Si elle peut contribuer à faire progresser les débats au sein du parti, elle risque souvent de faire éclater
les divisions au grand jour.
En présentant leur contribution commune,
«Réussir le changement»,
la première secrétaire, Martine Aubry et le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, ont voulu limiter les divisions.
«L’essentiel est de gagner en cohérence», a expliqué le Premier
ministre lors de son discours prononcé devant les élus réunis en conseil national, mercredi 18 juillet, en fin d’après-midi.
Leur contribution sans arguments politiques concrets mais riche de grands principes propose de «prolonger pour le consolider le fil du socialisme démocratique, en partant du réel pour
aller à l’idéal.» Plus concrètement, le ticket Aubry-Ayrault invite les socialistes à se ranger derrière l’exécutif et valider le programme de François Hollande, en vue du congrès de
Toulouse, prévu à l’automne. «Nous avons besoin d'un parti qui aide le gouvernement à réussir dans la durée, mais aussi qui prépare l'avenir», a affirmé Jean-Marc Ayrault.
Après dix-sept ans aux portes du pouvoir, hors de question pour la patronne du PS et le chef de gouvernement de prendre le risque que la feuille de route de l'exécutif soit perturbée par
des querelles byzantines dont seuls les socialistes ont le secret. On marche au pas. Et le petit doigt sur la couture du pantalon, s’il vous plaît.