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le coin de presse, TV du dimanche 9 mai 2010-Gel des dépenses..ils ont dit"

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coin de presse

votre programme TV de ce soir

LE MONDE

 

Gel des dépenses :
entre "tour de vis social" pour le PS et "gouvernement aux abois" pour le FN


 

e député PS Claude Bartolone a dénoncé vendredi "un nouveau tour de vis social" à propos du gel des dépenses de l'Etat pendant trois ans annoncé par François Fillon, estimant que le gouvernement ferait mieux de "revenir sur les baisses fiscales qu'il a accordées". "C'est une erreur actuellement de faire croire que l'on peut s'en sortir en donnant encore un coup au pouvoir d'achat des salariés, des retraités et des chômeurs", a déclaré M. Bartolone sur France 2. "Je pense que le gouvernement devrait revenir sur les baisses fiscales qu'il a accordées pour essayer de faire face aux déficits plutôt que de donner l'impression qu'il veut redonner un nouveau tour de vis social", a ajouté le député et président du conseil général de Seine-Saint-Denis. Il a accusé le président Nicolas Sarkozy d'avoir "mis les finances publiques dans un état épouvantable".

 

Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, a estimé pour sa part que le gel des dépenses de l'Etat était la réponse d'"un gouvernement aux abois" qui refuse de "s'attaquer aux vrais problèmes" pour faire face à la crise. "Après s'être précipité pour verser 17 milliards d'euros à la Grèce, le gouvernement de Nicolas Sarkozy continue son exercice d'improvisation, manifestement paniqué par les conséquences de la crise qui secoue la zone euro, a déclaré Mme Le Pen. "Personne à la tête de l'Etat ne semble disposé à s'attaquer aux véritables problèmes qui minent les finances de notre pays", ni "vouloir admettre que l'euro et la politique monétaire inique à laquelle nous sommes soumis détruisent notre croissance, affectent les revenus de nos compatriotes et par conséquent les rentrées fiscales de l'Etat", dénonce l'eurodéputée. Pour elle, il faut "organiser une sortie groupée de l'euro et réengager la France sur le chemin de la croissance".

Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, "on ne peut pas d'un côté céder aux plus riches et ensuite demander aux plus pauvres de se serrer la ceinture". Invitée de LCI, Mme Duflot a reproché au gouvernement de s'être "privé de recettes, de façon considérable, avec le paquet fiscal, avec un certain nombre d'exonérations". "C'est quelque chose qui ne fonctionne pas. Il y a un sentiment d'injustice profond qui se crée, et c'est inacceptable", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé sur BFM Radio que la baisse, en valeur réelle, des dépenses publiques entre 2011 et 2013 annoncée par François Fillon était "un plan d'austérité" qui allait provoquer "une décroissance". Selon M. Mailly, "non seulement rien ne change, mais les choses s'aggravent". "On dit [aux Français] il y a quelques semaines 'ça y est, on est sorti du tunnel, c'est la fin de la récession' et là, on leur remet un coup sur la tête", a-t-il dénoncé. "On va finir par dire : nous sommes tous des travailleurs grecs !", s'est exclamé M. Mailly. Selon lui, "les gouvernements, c'est pas eux qui dirigent, ils sont sous la coupe d'un système de mouvements de capitaux, ils ont les mains liées". Plutôt qu'une baisse des dépenses publiques, il a préconisé "une grande réforme fiscale qui rétablisse l'équité".

Les sénateurs communistes et du parti de gauche (CRC-SPG) ont déclaré dans un communiqué qu'"ils rejettent l'austérité en France" comme "ils ont rejeté l'austérité en Grèce en cohérence avec leurs valeurs de justice sociale". "C'est au nom d'un risque de faillite qu'ils ont créé eux-mêmes que les financiers et leurs représentants politiques déclenchent la rigueur" s'indignent-ils. Ainsi François Fillon, "hier, annonçait-il le gel des dépenses publiques pour trois ans, alors que la veille il vantait la salubrité de la situation financière de la France", assurent-ils. Les vingt-quatre sénateurs du groupe CRC-SPG ont été les seuls à voter jeudi soir contre le plan d'aide à la Grèce.

 
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