WITT/SIPA
C'est une entreprise dont on regrette la bonne santé et la longévité. Lundi 26 novembre, Les Restos du cœur, fondés en 1985 par Coluche, ont entamé leur 28e campagne d'hiver. Et franchi la
barre de 1 milliard de repas servis en vingt-sept années. L'association, dont la moitié des ressources provient de dons (52 % du budget) - mais qui dépend aussi du programme européen d'aide
au plus démunis (PEAD) maintenu in extremis l'an passé et à nouveau menacé de disparaître -, s'attend cette année encore à un afflux record. Avant même l'ouverture des antennes, le nombre
d'inscriptions avait augmenté de 5 à 7 % par rapport à novembre 2011.
A l'instar d'autres associations, Les Restos constatent l'afflux d'un nombre croissant de femmes seules ou avec des enfants et s'alarment de l'apparition d'un nouveau «public» : des pauvres âgés de 60 ans et plus. «On risque de voir arriver ces prochaines années davantage de jeunes retraités, ceux qui ont des petites pensions», prophétise Olivier Berthe, président de l'association, dans une interview au Parisien. Des retraités qui jusqu'à récemment n'osaient pas pousser la porte des Restos, mais qui aujourd'hui franchissent le pas en «regardant leurs chaussures quand ils débarquent pour la première fois». Autre constat : les repas sont devenus indispensables et non plus occasionnels pour nombre de familles. A chaque campagne, Les Enfoirés, en concert à Bercy, reprennent le même refrain : «Aujourd'hui, on n'a plus le droit d'avoir faim, ni d'avoir froid.» Jusqu'à quand devront-ils chanter ?
* Article publié dans le numéro 815 du journal Marianne paru le 1er décembre 2012
A l'instar d'autres associations, Les Restos constatent l'afflux d'un nombre croissant de femmes seules ou avec des enfants et s'alarment de l'apparition d'un nouveau «public» : des pauvres âgés de 60 ans et plus. «On risque de voir arriver ces prochaines années davantage de jeunes retraités, ceux qui ont des petites pensions», prophétise Olivier Berthe, président de l'association, dans une interview au Parisien. Des retraités qui jusqu'à récemment n'osaient pas pousser la porte des Restos, mais qui aujourd'hui franchissent le pas en «regardant leurs chaussures quand ils débarquent pour la première fois». Autre constat : les repas sont devenus indispensables et non plus occasionnels pour nombre de familles. A chaque campagne, Les Enfoirés, en concert à Bercy, reprennent le même refrain : «Aujourd'hui, on n'a plus le droit d'avoir faim, ni d'avoir froid.» Jusqu'à quand devront-ils chanter ?
* Article publié dans le numéro 815 du journal Marianne paru le 1er décembre 2012

