Passé par « l’exercice de torture » du mediatraining, le député est à l’aise au micro. Il assène ses thèmes de campagne. La démondialisation, bien sûr – le concept-phare de son livre
à 2 euros dédicacé et vendu comme des petits pains à la fin du meeting – qu’il décline au niveau économique, social et écologique : « pacte de désendettement », « remobilisation
autour de l’industrie », « changement des modes de vie ». A cet effet, il appelle vivement à la « mise sous tutelle des banques avant que ce ne soit les banques qui nous
mettent sous tutelle ». « On ne pourra pas faire la révolution sans se protéger », affirme-t-il en appelant à « un retour aux sources du Traité de Rome ».
« C’est ça une campagne », s’exclame Arnaud Montebourg qui sera au festival d’Avignon et à celui des Vieilles Charrues avant de redémarrer sa campagne le 21 aout lors de son
traditionnel banquet républicain de Frangy (Saône-et-Loire). Ayant déjà répondu favorablement à l'invitation de BFMTV (envoyée à chaque candidat) à venir débattre à la télé, il compte bien
exister dès la rentrée, à La Rochelle, en invitant ses « adversaires » à dîner. Pas au bout de ses peines face à une gauche qui joue aux Petit Chevaux pour savoir qui pourra bien
battre Sarkozy, il devra, plus que jamais, faire valoir sa différence.
Misant sur le gonflement de ses troupes de jeunes recrues issues du PS, sur « le rejet des anciennes équipes » et sur « une montée » de sa popularité grâce à son «
best-seller » déjà vendu à 20000 exemplaires, il estime qu'il ne lui faut pas « une légion d’élus » mais de la « détermination, de l’enthousiasme et du désir ». On
sent qu’il y croit et qu’il est prêt à tout, même à s’arrêter entre deux champs en pleine Beauce pour donner une interview en direct à une radio locale dans la voiture qui l’emmène à
Chartres.