De 2004 à 2007- oui, trois ans ! - Nicolas Sarkozy sut conduire une exceptionnelle campagne électorale (ah, la couillonnerie des socialistes qui osent prétendre que, eux, trois mois
leur suffiront...). Il s'avéra en effet un communicant d'exception. Mais cette forme, résolument moderne et novatrice - je parle comme les vraies gens, je fais les mêmes fautes qu'eux
- s'appuyait sur un programme, sur des idées, sur des promesses, sur des bribes d’idéologie, aussi contestable tout cela fut-il.
Désormais, le discours de Nicolas Sarkozy ne fonctionne plus car il n'en subsiste que l'absence de résultats et la démagogie. Le fond ? Quel fond ? La réhabilitation de l'argent et sa
bonne influence sur la société tout entière... Les idées ? Quelles idées ? Moraliser le capitalisme financier et ramener les traders, les banquiers à la raison et à la décence... Les
résultats ? Quels résultats ? La progression ininterrompue du chômage et des agressions physiques contre les personnes... Et l'on pourrait tant et tant multiplier les exemples. Un bon
communicant - et Nicolas est bien mieux que ça - ne peut « vendre » que ce dont il dispose. Le chef de l'Etat dispose-t-il encore d'une « came », d'une « marchandise » vendable ? Rien
n'est moins sûr.