C'est samedi soir, au premier étage de la tour Eiffel que Johnny Hallyday a donné les détails de sa prochaine tournée, aux cotés de son nouveau producteur, Gilbert Coullier.
A peine sorti des représentations du
Paradis sur terre de Tennessee Williams, le rocker, qui a déclaré être en parfaite santé, s'est dit prêt à remonter sur scène, alors qu'un titre
inédit,
Autoportrait, est disponible en téléchargement gratuit sur
son site. Ce
nouveau périple des stades, qui sera suivi d'une tournée dans des salles plus modestes, commencera à Los Angeles le 24 avril 2012, après un mois de répétitions sur place. La caravane
Hallyday rejoindra la France le 14 mai, pour la sillonner au moins jusqu'au 18 décembre, avec une étape
finale à Grenoble. Ce sont l'arrangeur Philippe Saisse et le guitariste Yarol Poupaud qui signeront les orchestrations du nouveau spectacle, Hallyday promettant de reprendre des chansons de son
répertoire qu'il n'avait pas chantées depuis longtemps.
Le chanteur s'est déclaré ravi de donner autant de dates à l'étranger. Outre les États-Unis, il se produira à Londres, Tel-Aviv , Québec et Moscou, ce que ne lui avait jamais offert son
précédent producteur, a-t-il déclaré dans une pique à Jean-Claude Camus, qui travailla avec lui pendant une trentaine d'années. «Je suis comme les soldats, j'obéis» a-t-il avoué avec humour. En
grande forme, vif et tonique, celui qu'on donnait pour mort il y a deux ans à la suite de complications post-opératoires a balayé les rumeurs le concernant. «On a dit tellement de choses à mon
sujet, depuis 1960 que je m'en fous un peu. Mais je n'ai jamais été malade. Et j'en ai marre qu'on me pose des questions sur ma santé.» Il a violemment apostrophé une journaliste qui
s'inquiétait de la cadence des ventes des billets pour la tournée. «C'est tout ce que vous avez à faire, emmerder les gens?». Gilbert Coullier a expliqué que si les trois Stades de France
n'étaient pas encore remplis, c'était «parce qu'il n'y a pas de nouvel album et qu'on a dû arrêter la communication pendant trois mois à cause de la pièce de théâtre. Mais vous allez voir, ce
sera plein», a-t-il assuré.
Après une heure de questions-réponses, Hallyday a rejoint une scène extérieure, toujours au premier étage de la tour Eiffel, pour chanter une douzaine de morceaux avec de nouveaux musiciens
parmi lesquels on trouve Fred Jimenez, bassiste de Jean-Louis Murat. Très en voix, il a surtout revisité ses classiques des années 1960 et 1970, évitant soigneusement les hymnes des stades
façon Allumez le feu ou L'envie. Un retour aux fondamentaux du rock qui laisse augurer d'une réjouissante tournée.
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